dimanche 14 mai 2023

Tout est en tout

 « Tout est en tout, peux-tu m'en dire autant? 

Tout est en nous, le reste ça fou le camp. »


Nous sommes tous de la poussières d'étoile, mais personne ne s'en souviens.

Nous sommes tous de la même matière, mais tout le monde se divise.

Nous sommes tous de la même énergie, mais personne la ressent.

Nous sommes tous les produits de la vie, mais le monde se meurt.

« Du plus petit au plus grand, on peut en voir partout. 

À y croire on s'y prend, à les sentir en nous. »

Nous sommes liées par les succès et les erreurs de l'évolution biologique. Impossible d'y échapper, impossible de le refuser sans courir à notre perte.

Nous ne sommes que le résultat de nos choix, donc de nos pensées. Ce que nous faisons aux autres, nous le faisons éventuellement à nous-même. Ce que nous pensons des autres, nous le pensons éventuellement de nous. 

La grande roue de la vie tourne sur elle-même et sa circonférence n'a de fin que dans son PI. 

Nous sommes collectivement un immense organisme vivant, un grand tout résultant des interactions et de la synergie de ses parties. Il n'y a pas de collectif sans individuel et il n'y a pas d'individuel sans collectif. On s'égare à tout vouloir séparer ou à tout vouloir réunir.

Les atomes constituant nos cellules qui nous constituent à leur tour sont comme les planètes et les systèmes solaires constituant les galaxies qui, elles-mêmes, constituent notre univers. L'infiniment petit est dans l'infiniment grand.

« Tout est en vous, pourquoi chercher autant. 

Tout est en tout, en dehors comme au dedans. »

Il ne s'agit pas de croyances, de religions ou déité ici, il s'agit simplement d'un état vibratoire, d'un état d'être. D'un état qui permet de sentir le vent, d'écouter les arbres, de vivre le temps, de voir l'invisible à nos yeux...l'essentiel.

« Le son qui vibre au vent et qui résonne en nous. 

La lumière du moment qui réchauffe nos joues. »

Un niveau de conscience que je nous souhaite tous, car il s'agit possiblement de la seule garantie à la survie de notre espèce. Ayons ensemble les pensées d'amour, d'amitié et de compassion envers ce que nous sommes tous individuellement et collectivement.

Reconnaissons les millions d'années qui nous différencient et nous unissent dans un tout unique: la terre dans toutes ses composantes inertes et vivantes, sa faune et sa flore.


mercredi 4 mai 2022

Au temps des turbulences...

Humm...il y a longtemps que je suis venu m'étendre, prendre le temps de m'égarer un peu. De me perdre dans le non sens, dans la beauté et l'absurdité de l'humanité.

Désabusement, découragement, je ne sais pas. Peut-être.

À vrai dire, une pandémie mondiale et la guerre en Ukraine sur le dessus. C'est comme trop. Non...il y a quelque chose qui cloche à quelque part. L'être humain semble avoir perdu le cap ou viser mille caps à la fois. Le temps de la réflexion et du recul semble avoir disparu.

Et il y a aussi la musique que je ne fais pas assez et qui n'occupe pas assez mon continuum spatio-temporel. Je me sui permis quelques pièces dont "Ouin pis" qui colle à cette peau de société en perte d'équilibre, qui s'accroche désespérément à droite à gauche, sur le vrai, le faux, au nom de l'amour, au nom de la guerre, en fait, au nom du n'importe quoi, à la recherche d'une source vive pour respirer.

Tout en superficialité, cette peau de société. Elle s'abreuve aux égouts, elle se tire de la falaise sans parachute. Elle se dépasse et s'enfarge elle-même dans ses causes les plus farfelues et elle s'oublie dans ses causes les plus vertueuses.

Au moment où Alan Greenspan a lancé son livre "Le temps des turbulences" (The Age of Turbulences) en 2008, même si je connaissais l'homme pour son rôle phare dans l'une des institutions économiques les plus structurante du système capitaliste, la FED, j'ai plutôt vue le titre de son livre comme prophétique: l'annonce de la déroute prochaine d'un système caduque puisque basé sur le principe de croissance infinie sur une planète à ressources finies.

Même si le regard en est un "économique" et "politique", j'ai comme vu le déclin de l'empire américain, mais surtout le symbole d'un aveu de la perte de contrôle sur un système créé par l'homme pour l'homme, mais qu'il ne contrôle plus. Une immense IA numérique, politique, économique et sociale vivant par elle seule, pour elle seule. L'homme, elle s'en nourri au quotidien pour faire tourner sa machine.

L'équation est si complexe que le créateur n'est plus en mesure d'en maitriser les paramètres pour la stopper, la corriger, pour minimalement l'adapter efficacement, réussir à y voir claire, à lui donner vision, un sens.

Maison, voiture, voyage, épicerie, éducation, loisir, tout doit être atteint et obtenu en même temps, maintenant.

Mais voilà, un vieux sage a dit: "Le temps ne respecte pas ce que l'on fait sans lui (Paul Morand 1941)".

Toute cette pression à chercher et à prendre des raccourcis qui n'en sont pas vraiment amène notre pauvre espèce au bout de ses forces, de ses capacités à comprendre, à raisonner, à faire une prise de conscience saine et minimale. La création du pauvre homme l'a dépassé.

Sans compter qu'à voir par les médias l'ensemble des "dérapes" de groupes polarisés sur le premier sujet qui permet de s'exprimer haut et fort "Chu t'écœuré!", on est bien forcer d'admettre et de constater que l'enseignement du sens critique s'est égaré dans les écoles et chez les parents, ou sinon qu'on l'a enfermé dans un casier et qu'on perdu la clé...clé qu'on ne veut peut-être pas retrouver d'ailleurs.

Bref, c'est toute qu'une époque et un moment d'embrouille que nous vivons comme homo sapiens. Une perte de repères si profonde que même 7 million d'années d'évolution biologique ne veut plus rien dire, ne signifie plus rien pour une majorité de la population.

Nous du haut de notre intelligence supérieure à tout ce qui peut exister dans la nature, nous comme humain superbe produit de l'humanisme, nous, nous avons la vérité. Nous, nous savons ce qui est (vrai) et ce qui ne l'est pas. Post-humanisme, transhumanisme, on n'arrête pas le progrès, et c'est là que le bas blesse...le progrès. En fait, nous ne sommes plus capables de l'arrêter.

Alors j'ai malheureusement une mauvaise nouvelle pour certains: le narcissisme extrême de l'homme, le dernier passe-temps favori de l'homo sapiens, l'univers, la vie et la planète en n'ont rien à foutre.

Quand notre espèce passera au stade de l'extinction par ses propres actions, il n'y aura ni de drame à la télé, ni de pleurs, ni crise sur la place publique, ni de manifestations organisées, ni de complotistes...on ne sera plus là, tout simplement!

Et la vie continuera son petit bonhomme de chemin en se disant: "Maudit que je l'ai manqué celle-là. Allez, c'est pas grave, on se reprend. On essai avec une autre formule!"

Tout est d'autant plus triste que la vie est vraiment belle quand on la respecte. Quand on court tout le temps, le bonheur a beaucoup de difficulté à nous attraper!

Toutes mes meilleures pensées vont à mes frères et sœurs biologiques de l'Ukraine. Je pris pour que l'homme ne se rende pas au bout de sa décadence.

dimanche 5 avril 2020

Conquête d'un nouveau monde

La pandémie actuelle sans précédent du COVID-19 nous rappelle que l'homme est voué à se réinventer constamment.

La dichotomie actuelle entre la solidarité, la nécessité de travailler dans un esprit collectif, et la nécessité de s'isoler pour protéger la collectivité est sidérante.

Une preuve factuelle accablante de l’essoufflement des modèles et des systèmes créés par l'homo sapiens au fil de son évolution.

Le sens commun lui-même atterri souvent dans le non sens. Nos politiciens font de leur mieux pour essayer d'avoir l'air logique, mais la situation va bien au-delà de leur entendement, de leurs moyens et de ces quelques règles parsemées par-ci, par-là au fil du temps, arbitraires et biaisées par l'essence Darwinienne de l'homme.

Souhaitons que dans l'épreuve un constat d'humilité fasse naître en nous une nouvelle vision du monde. Une nouvelle façon de voir et de créer le tissus collectif. Une meilleure façon de vivre ensemble et en harmonie avec notre planète bienveillante.

Le défi est grand pour un aussi minuscule être organique que l'homo sapiens télécommandé par sa nature de prédateur et, par le fait même, constamment violenté par le démon du capitalisme qui s'abreuve au sein utopique de la croissance infinie.

La façon dont la société sortira bonifiée ou meurtrie de cette épreuve dictera clairement l'avenir qui nous attend comme espèce animale.

Allons-nous tomber dans les bas gestes, violence, émeute, guerre ou si nous allons nous montrer digne d'une essence qu'on souhaite si souvent divine.

Là était et demeure tout la question : "Être ou ne pas être"...meilleur qu'on ne l'est maintenant.

À l'aube de l’accalmie, lorsque le soleil brillera un peu plus à l'horizon, que les sourires détendus reviendront sur nos visages, quand nous aurons la paix d'esprit de pouvoir protéger et subvenir aux besoins de nos proches, alors souhaitons que nous serons envahis de cette volonté de découvrir et de bâtir un mode meilleur, la conquête d'un paradis.

En cette période difficile et de recherche de sens pour plusieurs, conservons la vision d'un nouveau monde à refaire tous ensemble. Gardons l'espoir des grands explorateurs animés par la soif de découverte et de renaissance après un dur voyage.

"1492: Conquest of paradise" du groupe Vangelis.


Pour ceux et celles touchés par cette musique inspirante, vous pouvez également écouter une version étendue à l'adresse suivante: "Vangelis - Conquest of Paradise".

Ca va bien aller.